Le fondement affectif commun de la sensibilité et de l'entendement. Une convergence entre le dernier Merleau-Ponty et Patočka

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Résumé

Le deuxième Merleau-Ponty forge une nouvelle conceptualité qui permettrait de rendre compte de la plasticité de nos significations langagières et de leur appartenance à de profondes parentés ontologiques, qu’il thématise à l’aide des concepts de «rayons» ou de «dimensions du monde». Dans un autre contexte de recherche, inspiré par la mise au jour patočkienne de la «forme fondamentale de toute expérience», la structure fondamentale de l’interpellation de l’ego par le monde a pu être identifiée à la grammaire originaire, au «langage originaire» auquel obéit non seulement notre entendement, notre usage de la parole, mais aussi notre perception. Notre but dans ce qui suit sera tout simplement de clôturer le syllogisme en tenant ensemble dans un seul et même raisonnement ces deux prémisses, et de proposer l’équivalence entre ce que Merleau-Ponty appelle rayons ou dimensions du monde et les grands champs de ressemblance hospitalier-inhospitalier thématisés par Patočka. Ainsi, nous espérons mettre en évidence l’origine et le fondement affectifs communs de la perception et de l’entendement dans l’orientation de l’existence interpellée par le monde, orientation qui se fait toujours en fonction des grands champs proto-affectifs fondamentaux (hospitalier-inhospitalier, bienveillant-hostile).

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Publié

2026-06-29