Prédire les déficits cognitifs dans l’épilepsie par la caractérisation des réseaux épileptogènes en stéréoélectroencéphalographie
DOI:
https://doi.org/10.51656/4kryh695Keywords:
Épilepsie focale pharmacorésistante, Déficits cognitifs, Décharges épileptiformes intercritiques, StéréoélectroencéphalographieAbstract
L’épilepsie focale pharmacorésistante se caractérise par une activité excessive et anormale localisée dans une région spécifique du cerveau, qui persiste malgré les traitements médicamenteux. Cette activité, à l’origine des crises d’épilepsie, est associée à des déficits cognitifs. Les réseaux épileptogènes ont été définis à partir d’une analyse de la propagation des
décharges épileptiformes intercritiques, identifiables par stéréoélectroencéphalographie. Les deux hypothèses testées sont : (a) l’analyse de la propagation des décharges épileptoformes
intercritiques permet d’identifier les réseaux épileptogènes, et (b) Ces réseaux permettent de prédire les déficits cognitifs des patients, mesurés à l’aide de bilans neuropsychologiques cliniques. Les données de 10 patients atteints d’épilepsie focale pharmacorésistante ayant bénéficié d’une surveillance par stéréoélectroencéphalographie clinique ont été analysées. Pour chaque patient, les zones épileptogènes ont été définies par l’équipe médicale. Une analyse a été effectuée pour observer la propagation des décharges épileptiformes intercritiques générées par la zone épileptogène vers les autres régions cérébrales à l’aide d’approches de connectivité directionnelle. Cette analyse a permis de tracer la trajectoire de propagation épileptogène et d’identifier les réseaux fonctionnels potentiellement affectés par la maladie. La relation entre les réseaux épileptogènes et les déficits cognitifs a été évaluée en examinant le recouvrement entre les réseaux associés à chaque test neuropsychologique (déterminés par méta-analyse) et le réseau épileptogène. L’analyse a révélé une précision de 56%, avec une sensibilité de 64% et une spécificité de 48%, suggérant un pouvoir prédictif limité. Ces résultats suggèrent que la propagation de l’activité épileptogène n’a pas d’impact fonctionnel direct sur les capacités cognitives.
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