Prédire les déficits cognitifs dans l’épilepsie par la caractérisation des réseaux épileptogènes en stéréoélectroencéphalographie

Auteurs-es

  • Lauryann Bachand École de psychologie de l'Université Laval
  • Jorane Fournier École de psychologie de l'Université Laval
  • Jodie Simoneau École de psychologie de l'Université Laval
  • Béatrice Tousignant CHU de Québec - Université Laval
  • Laurence Martineau CHU de Québec - Université Laval
  • Paule Lessard Bonaventure CHU de Québec - Université Laval
  • Corentin Labelle CHU de Québec - Université Laval
  • Anne Sophie Grenier École de psychologie de l'Université Laval
  • Philippe Albouy École de psychologie de l'Université Laval et CHU de Québec-Université Laval

DOI :

https://doi.org/10.51656/4kryh695

Mots-clés :

Épilepsie focale pharmacorésistante, Déficits cognitifs, Décharges épileptiformes intercritiques, Stéréoélectroencéphalographie

Résumé

L’épilepsie focale pharmacorésistante se caractérise par une activité excessive et anormale localisée dans une région spécifique du cerveau, qui persiste malgré les traitements médicamenteux. Cette activité, à l’origine des crises d’épilepsie, est associée à des déficits cognitifs. Les réseaux épileptogènes ont été définis à partir d’une analyse de la propagation des 
décharges épileptiformes intercritiques, identifiables par stéréoélectroencéphalographie. Les deux hypothèses testées sont : (a) l’analyse de la propagation des décharges épileptoformes 
intercritiques permet d’identifier les réseaux épileptogènes, et (b) Ces réseaux permettent de prédire les déficits cognitifs des patients, mesurés à l’aide de bilans neuropsychologiques cliniques. Les données de 10 patients atteints d’épilepsie focale pharmacorésistante ayant bénéficié d’une surveillance par stéréoélectroencéphalographie clinique ont été analysées. Pour chaque patient, les zones épileptogènes ont été définies par l’équipe médicale. Une analyse a été effectuée pour observer la propagation des décharges épileptiformes intercritiques générées par la zone épileptogène vers les autres régions cérébrales à l’aide d’approches de connectivité directionnelle. Cette analyse a permis de tracer la trajectoire de propagation épileptogène et d’identifier les réseaux fonctionnels potentiellement affectés par la maladie. La relation entre les réseaux épileptogènes et les déficits cognitifs a été évaluée en examinant le recouvrement entre les réseaux associés à chaque test neuropsychologique (déterminés par méta-analyse) et le réseau épileptogène. L’analyse a révélé une précision de 56%, avec une sensibilité de 64% et une spécificité de 48%, suggérant un pouvoir prédictif limité. Ces résultats suggèrent que la propagation de l’activité épileptogène n’a pas d’impact fonctionnel direct sur les capacités cognitives. 

 

 

 

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Publié

2026-04-15

Numéro

Rubrique

Résumés longs - Recherche dirigée

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